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La fin de l'Etat islamique est-elle proche ?

Konstanze von Kotze
26 mai 2017

Que ce soit en Irak ou en Syrie, le groupe Etat islamique perd de plus en plus de terrain. La ville de Mossoul, dernier grand fief urbain de la milice en Irak, pourrait, sous peu, être reconquise.

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Irak Mosul
Image : picture-alliance/abaca/Y. Keles

A entendre les déclarations officielles des Etats-Unis ou de l'Irak, la "libération" de Mossoul conduira automatiquement à la fin de l'Etat islamique et même à la fin du terrorisme. Si la reconquête de la ville constituerait assurément un coup dur pour les islamistes, elle ne signifiera pas pour autant leur dissolution.

En premier lieu parce que de nombreux combattants ont déjà battu en retraite dans d’autres provinces du pays, en particulier dans le nord-est. Non loin de là, en Syrie, Raqqa, l'autre grand bastion de l'Etat islamique, devrait également tomber sous peu. Dans ces deux grandes batailles, les Etats-Unis sont impliqués. Ils livrent, entre autres, des armes aux milices kurdes. Sean Spicer est le porte-parole de la Maison Blanche. 

"Les unités kurdes au sein de la rébellion syrienne ont un rôle décisif à jouer pour que la victoire sur l'Etat islamique soit totale."

Mais le sera-t-elle vraiment ? En déroute, de nombreux combattants islamistes se sont réfugiés dans la zone frontalière entre la Syrie et l'Irak - celle-là même où Al-Qaïda avait autrefois établi sa base. Après plusieurs années de dissensions, les deux milices pourraient de nouveau se rapprocher estime le vice-président irakien, Iyad Alawi :

"Nous disposons d'informations sûres selon lesquelles des médiateurs font la navette entre l'EI et Al-Qaïda"

Pour l'heure, ni le chef de l'Etat islamique, Abou Bakr al-Bagdadi, ni celui d'Al Qaïda, Ayman al-Zawahiri n'est prêt à renoncer à sa position de leader. Si l'un des deux venait à disparaitre, les choses pourraient changer. Idéologiquement, les deux courants terroristes sont aussi plus proches qu'autrefois. Comme Al Qaïda, l'Etat islamique lutte désormais dans le monde entier. Certains craignent déjà que leur fusion décuple leurs forces. Le vice-président irakien a récemment insisté pour que l'offensive militaire s'accompagne d'un processus politique.