Bientôt une base militaire dans le centre du Mali

L'installation d'une base militaire à Koulogon survient après les douloureux événements qui ont presque décimé un village peul faisant 37 morts dont des femmes et des enfants.

Le massacre de Koulogon qualifié par certains internautes maliens sur les réseaux sociaux "de génocide" visant l’ethnie peule continue de nourrir les réflexions et d’alimenter les discussions dans les rues de la capitale malienne.

‘"Il faut aller sécuriser la population d’abord. Parce que pour désarmer les milices armées ce n’est pas facile. Tout simplement parce qu’il est difficile de les identifier. Lorsqu’il y’aura la sécurité dans la zone, la population peut aider les forces armées maliennes à identifier, traquer puis désarmer les assaillants’", estime Ousmane Sougoulé, chauffeur.

Pour lui, la décision du Président IBK d’implanter une base militaire dans cette localité du centre du Mali est une bonne chose. 

Autres réactions 

De l’avis d’Ousmane Diarra, entrepreneur, les autorités maliennes doivent privilégier‘’le dialogue entre les communautés, notamment entre les peuls et les dogons qui ont toujours vécu ensemble. Je crois que c’est la bonne manière. Parce que sans le dialogue, avec les rumeurs qui circulent je crois que ce n’est pas opportun d’utiliser la force. Dire qu’on va venger les Dozos, on va venger les Peuls, cela ne fera qu’attiser le feu."

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Du côté du Front Africain pour le Développement (FAD), une jeune formation politique proche de l’opposition malienne, on pointe du doigt la faiblesses de l’Etat à faire face à ses devoirs.


‘"Comme s'il faut attendre qu’on tue tout un village pour qu’on se préoccupe de leur sécurité. Nous disons qu’un pays c’est plus sérieux que cela. Dans cette fuite en avant, dans ce déni total des réalités, M. Ibrahim Boubacar Keita et son gouvernement illégitime sont les seuls responsables de la tragédie que vivent nos sœurs et nos frères du centre de notre pays’’, explique Nouhoun Sarr, Président du FAD.

Selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), au moins 500 civils ont été tués dans le centre du Mali en 2018.
 


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