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Comment vivent les pêcheurs artisanaux mauritaniens ?

7 mars 2012

Les côtes mauritaniennes sont réputées pour faire partie des plus poissonneuses au monde. Les ressources provenant du secteur de la pêche représentent 12% du PIB. A côté de l'industrielle, perdure une pêche artisanale.

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Image : DW

Les côtes mauritaniennes sont réputées pour faire partie des plus poissonneuses au monde. Les ressources provenant du secteur de la pêche représentent 12% du PIB. Ce secteur, c’est aussi 50% des recettes d’exportation. A côté de la pêche industrielle, constituée de chalutiers glaciers ou congélateurs, s’est développée une flottille artisanale.

Une activité peu lucrative

La plage des pêcheurs de Nouakchott, comme chaque après midi, connaît une forte animation. La mer est particulièrement agitée. De puissantes vagues repoussent les vendeuses de poissons qui attendent les pêcheurs.

Lamine Niang, à 28 ans. Avec une dizaine d’autres pêcheurs, il débarque de la première pirogue en bois motorisée. Lamine n’a pas bonne mine. La pêche n’a pas été fructueuse: « On devait faire trois jours en mer, mais comme il n’ya pas beaucoup de poissons, comme le climat n’est pas favorable avec le vent, nous sommes revenus plus tôt. »

Sardinelles, pageots, dorades, mulets et autres espèces sont transportés par les pêcheurs dans des caissons en plastique. Au bord de l’eau, les femmes prennent le relais.
Les produits de la pêche artisanale sont en partie destinés à la consommation nationale et en partie à l’exportation. Ce sous-secteur, avec plus de 4000 embarcations, emploie environ 30 000 personnes, directement ou indirectement.
La pêche artisanale, est cependant, pour Lamine, une activité de moins en moins rentable: «Notre problème, c’est le prix du poisson. Il n’y a que les espèces rares que l’on vend a bon prix, sans ces espèces, le poisson ne nous rapporte pas grand-chose. »

Fischer in Mauretanien
Travailler en familleImage : DW

Pêcheur de père en fils


Comme la plupart des pêcheurs artisanaux mauritaniens, Lamine est originaire du village de Ndiago situé à 250 km de Nouakchott. Dans cette localité peuplée en majorité de Wolofs, on est pêcheur de père en fils. Souleyman Sall, 29 ans, lui n’est pas de l’ethnie des pêcheurs. Il a appris ce métier avec les jeunes de N’diago. Un métier qu’il trouve rentable: « Tout dépend de la gestion, si on gère bien, on peut satisfaire ses besoin avec l’argent du poisson ».


Les pêcheurs artisanaux de la plage de Nouakchott s’inquiètent cependant de leur avenir. Une étude a conclu a la non-conformité de leurs traditionnelle pirogue en bois aux normes sanitaires de l’UE ; principale importatrice du poisson mauritanien.

Auteur: Khalilou Diagana
Edition: Sandrine Blanchard