L'accord de Khartoum va-t-il mettre fin à la crise centrafricaine?

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Le gouvernement centrafricain et les quatorze groupes rebelles qui occupent une grande partie du territoire national ont paraphé le mardi 5 février dernier le 8ème accord de paix à Khartoum au Soudan. Il a été signé par les protagonistes, le 6 février à Bangui, la capitale en présence des représentants de la communauté internationale.

L’accord de paix entre Bangui et les groupes armés contrôlant 80% du territoire de la Centrafrique a pour objectif de mettre rapidement fin aux violences qui ravagent ce pays depuis 2013.

Au titre de la justice et réconciliation nationale, les parties, tout en rejetant toute idée d'impunité et en reconnaissant le principe de la présomption d'innocence, reconnaissent les conséquences douloureuses et les stigmates des crimes graves sur l'ensemble des citoyens et des communautés en République centrafricaine.

  Les parties s'engagent, dès la signature du présent accord, à mettre en place des unités spéciales mixtes pour une période transitoire initiale de vingt-quatre mois, et placées sous la supervision de l'Etat-major des Forces de défense, et pourront solliciter l'appui technique de la Minusca (force de l'ONU en Centrafrique, ndlr).


 - Les parties conviennent du strict respect de la Constitution, des lois et règlements en vigueur en République centrafricaine.

 - Les parties conviennent de bannir toute velléité d'accession ou de conservation du pouvoir par la force (...).

  - Les parties conviennnent également que l'organisation d'élections libres, transparentes et crédibles est la seule voie consacrée pour assurer l'alternance politique et à contribuer à la consolidation de la démocratie en République centrafricaine.

 - Le président de la République, chef de l'Etat, s'engage à mettre en place immédiatement après la signature du présent accord un gouvernement inclusif.


     L’accord de paix de Khartoum va-t-il permettre de mettre un terme à la crise qui secoue la RCA depuis plusieurs années ? Nous allons débattre autour de cette problématique avec nos invités sous l’Arbre à Palabres :

-Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique et chercheur au CNRS, Centre national de la recherche scientifique.

-Antoinette Montaigne, Ancienne ministre de la Réconciliation.

-Gervais Lakosso, coordinateur du Groupe de contact de la société civile centrafricaine.

Stéphane Mboula Wamok, enseignant chercheur à l’Université de Lilles. Spécialisé dans la philosophie morale et politique, spécialité Ethique économique.

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