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L’Afrique du Sud attend ses premiers vaccins ce lundi

Valérie Hirsch
31 janvier 2021

L’Afrique du Sud va recevoir ce lundi (01.02) une première livraison de vaccins contre la Covid-19. C’est le pays africain le plus touché par le coronavirus.

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Image : RODGER BOSCH/AFP

Ce premier contingent d’un million de doses du vaccin Astra Zeneca est parti dimanche (31.01) soir de Mumbai, en Inde. Le personnel médical sud-africain commencera à être vacciné d’ici dix à quinze jours.

Chaque dose a couté cinq dollars à l’Afrique du Sud, plus du double du prix payé par l’Union européenne, qui a financé le développement du vaccin AstraZeneca.

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Coût financier élevé

L’Afrique du Sud a pourtant participé aux essais cliniques. Mais le pays a attendu ce mois de janvier pour acheter des vaccins, alors qu’il y a peu de stocks disponibles. 

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"Nous ne sommes pas seuls, vous savez. Il y a des pays comme l’Australie qui vont seulement commencer à vacciner en mars. Les pays riches ont acheté quatre ou cinq fois plus que les besoins de leur population", déclare le Professeur Barry Shoub qui préside le comité d’avis ministériel sur les vaccins.

Réticences

Une volontaire reçoit sa première injection pour un essai de vaccin COVID-19.
Une volontaire reçoit sa première injection pour un essai de vaccin COVID-19.Image : Jerome Delay/AP/picture alliance

Le gouvernement sud-africain a déjà réussi à acheter 40 millions de doses, soit la moitié de ses besoins, mais la facture sera salée. 

Selon un récent sondage, un tiers des Sud-Africains sont réticents à se faire vacciner, comme l'explique le professeur Karin Runciman de l’université de Johannesburg : "Nous avons trouvé parmi les adultes que 69 % des noirs et 55 % des blancs sont d’accord de se faire vacciner. Les gens âgés sont plus favorables aux vaccins que les jeunes. Et ce qui est intéressant, c’est que les gens qui n’ont pas terminé leur scolarité sont plus enclins à se faire vacciner que ceux qui ont fait des études supérieures."

Une autre volontaire soumise à un test avant de recevoir sa première injection pour un essai de vaccin COVID-19.
Une autre volontaire soumise à un test avant de recevoir sa première injection pour un essai de vaccin COVID-19.Image : Jerome Delay/AP Photo/picture alliance

Seulement 10 % de ceux qui sont réticents invoquent les rumeurs complotistes, comme la présence de micro-chips dans les vaccins. Les autres déplorent le manque de connaissance sur ces nouveaux vaccins et les éventuels effets secondaires à long terme.

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Ainsi on ne connait même pas l’efficacité du vaccin Astra Zeneca sur le variant sud-africain, alors qu’il semble que ce dernier soit plus résistant à la plupart des vaccins déjà mis au point.