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L'Allemagne veut augmenter sa contribution à l'OTAN

28 novembre 2019

La promesse de l'Allemagne de consacrer plus d’argent aux dépenses militaires fait réagir les éditorialistes. Mais aussi, bien sûr, les défis de la nouvelle Commission européenne validée ce mercredi par les eurodéputés.

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Angela Merkel besucht NATO-Speerspitze VJTF in Münster
La chancelière allemande Angela Merkel en visite sur une base de l'OTAN (20.05.19)Image : DW/B. Knight

"Angela Merkel doit encore convaincre"- (Süddeutsche Zeitung)

Elle faisait presque pitié, mais ça a finalement réussi à Ursula von der Leyen. Le Parlement européen a validé son équipe de commissaires ! s'exclame la Tageszeitung. Mais devant, se dresse un mandat qui s'annonce difficile prévient la TAZ. La Commission a beau avoir obtenu un large soutien des eurodéputés, la présidente de la Commission européenne avait auparavant été choisie à une majorité très mince.

Les longs désaccords autour de la nomination des commissaires ont aussi montré qu'Ursula von der Leyen bénéficie d'une faible légitimité. Cela dit, l'attente, aussi longue soit-elle, a une fin.

 

Belgien | Von der Leyen begrüßt Orban bei der Europäischen Kommission
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen salue le président hongrois eurosceptique Viktor Orban (01.08.19)Image : picture-alliance/dpa/Bildfunk/Europäische Kommission/J. Jacquemart

Les nationalistes à la manoeuvre

En fin de compte, prédit le Tagesspiegel de Berlin, ce sont les gouvernements nationalistes qui auront la main sur la Commission européenne. Cela commencera par la répartition des postes budgétaires de la période allant de 2021 à 2027 et cela finira sur le climat.

Car en définitive, la décision de la mise en œuvre des plans ambitieux annoncés par la présidente von der Leyen se prendra dans les capitales.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, toutes ces difficultés ont leur origine dans le choix de la nouvelle présidente de la Commission européenne sortie de nulle part et imposée par les Etats au détriment des candidats des partis. Ursula von der Leyen devra faire toutes sortes de manœuvres pour mener à bien ses projets les plus importants, conclut la FAZ.
 

Nato-Hauptquartier in Brüssel
Le quartier général de l'Otan à BruxellesImage : picture-alliance/dpa/K. Nietfeld

Plus de moyens pour l'OTAN

Des manœuvres encore, et cette fois c'est de l'Otan qu'il s'agit. Inhabituel, fait constater la Süddeutsche Zeitung : les débats budgétaires au parlement ce mercredi (27.11.) ont laissé beaucoup de temps à l'engagement extérieur de l'Allemagne.

Devant les députés à Berlin, la chancelière Angela Merkel s'est exprimée en faveur d'un renforcement de l'alliance militaire créée il y a 70 ans et que le président français Emmanuel Macron juge en état de "mort cérébrale". Certes, écrit la Süddeutsche Zeitung, Angela Merkel n'a pas présenté un certificat médical sans tâche de l'Otan. Mais pour elle, l'Europe d'aujourd'hui est incapable de se défendre sans l'Otan et sans les Etats-Unis.

Sauf que Angela Merkel doit encore convaincre, y compris d'abord au sein même de la coalition qu'elle dirige. Ses alliés sociaux-démocrates s'opposent à l'objectif de consacrer 2% du PIB aux dépenses militaires, ce que la chancelière tient pour possible à l'horizon 2024.

Photo de Fréjus Quenum à côté d'une carte du monde
Fréjus Quenum Journaliste, présentateur et reporter au programme francophone de la Deutsche Welle@frejusquenum