L'armée tchadienne annonce la capture de 250 rebelles

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08.02.2019

"Il y a des zones d'ombres sur le statut de la force Barkh...

L'armée tchadienne a annoncé avoir capturé 250 rebelles de l'Union des forces de la résistance dont 4 principaux chefs. Ils étaient entrés par la Libye fin janvier.

L'armée tchadienne a annoncé samedi avoir capturé plus de 250 "terroristes dont quatre principaux chefs", après qu'une colonne de rebelles est entrée au Tchad depuis la Libye.

L'état-major a aussi assuré que "plus d'une quarantaine de véhicules" ont été détruits, "plusieurs centaines" d'armes saisies, et que "le ratissage" continuait dans la région de l'Ennedi, dans le Nord-Est tchadien frontalier de la Libye et du Soudan. Par ailleurs, "plusieurs documents compromettants" ont été saisis.

Les rebelles de l'UFR, l'Union des forces de la résistance, avaient entamé leur incursion au Tchad fin janvier. Face à cette avancée, N'Djamena avait demandé l'aide de la France, qui a mené des frappes aériennes cette semaine contre une colonne de Pick-up.

Jeudi, le président tchadien Idriss Déby avait affirmé que la "colonne de mercenaires" avait été "complètement détruite" par l'armée tchadienne épaulée par la France.

Dossier thématique

Légitimité remise en cause

Depuis début février, les militaires français de la force Barkhane ont effectué une vingtaine de frappes pour stopper l'avancée des combattants de l'UFR (l'Union des forces de la résistance) dans le nord-est du pays. N'Djamena s'appuie sur l'accord d'amnistie signé avec certains groupes rebelles pour justifier la sollicitation de Paris pour neutraliser "des bandits armés ou des terroristes".

Mais pour Thomas Borel, porte-parole de l'association Survie, rien de tout cela n’est légitime. Selon lui, la France doit cesser d'être le gendarme de l'Afrique.

Ecoutez son interview en cliquant sur la photo.