1. Aller au contenu
  2. Aller au menu principal
  3. Voir les autres sites DW

Spéculations avant la présidentielle algérienne

Aude Gensbittel, Tarek Draoui16 janvier 2014

En Algérie, la tension monte à l'approche de la présidentielle. Toujours malade, le président Bouteflika, ne s'est pas encore prononcé sur son éventuelle candidature. Sur le plan socio-économique la situation se dégrade.

https://p.dw.com/p/1ArdT
Abdelaziz Bouteflika n'a participé à aucune manifestation publique depuis plusieurs mois
Abdelaziz Bouteflika n'a participé à aucune manifestation publique depuis plusieurs moisImage : picture-alliance/AP Photo

Les bruits courent après la nouvelle hospitalisation d'Abdelaziz Bouteflika en France. En 2013 déjà, le président algérien avait passé plusieurs semaines en France à cause de ses problèmes de santé. Au pouvoir depuis 1999 et aujourd’hui âgé de 76 ans, Abdelaziz Bouteflika pourrait se présenter pour un quatrième mandat, ce que souhaitent ses partisans. Selon la présidence, il s’agissait uniquement « d’un contrôle de routine » et le chef de l’Etat est entretemps de retour en Algérie.

Le président doit signer cette semaine un décret pour convoquer le corps électoral. Celui-ci doit alors fixer la date de l’élection 90 jours plus tard, soit mi-avril.

Doutes quant à l’avenir du pays

Le chômage, l'inflation et la crise du logement sont autant de problèmes qui inquiètent la population algérienne
Le chômage, l'inflation et la crise du logement sont autant de problèmes qui inquiètent la population algérienneImage : Faiwa Souici

Alors que la population attend d'être fixée quant à l’élection et aux candidats, elle s'inquiète aussi, plus largement, de l’avenir du pays, où la situation économique et sociale se détériore. Le tableau que dresse l'économiste Abdelkader Touati laisse présager une année très agitée :

« Le taux de chômage dans le pays dépasse les 10 % du taux officiel, nous avons aussi une inflation qui est devenue galopante et qui rend les classes pauvres plus vulnérables et on n'arrive pas à démarrer la machine de production. »

Ecoutez-ci dessous les explications de notre correspondant à Alger, Tarek Draoui.

[No title]