Toujours pas d'accord sur le Brexit

A moins de cinquante jours de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, la Première ministre Theresa May peine toujours à obtenir des concessions de Bruxelles. Un sujet commenté dans la presse allemande.

"Theresa May poursuit un jeu irresponsable", lance d'emblée la Süddeutsche Zeitung, rappelant le fait que la Première ministre britannique a dit ne pas exclure une sortie de l'Union européenne sans accord.  

Dans cette éventualité, c'est "l'économie britannique qui en serait la première victime", prévient le journal de Munich qui explique que sans accord, il n'y aura pas de période transitoire.  

Alors que les négociations bloquent encore, le journal observe que "les managers ne savent pas quelles règles régiront les transactions avec les autres pays de l'UE, à partir d'avril. Les entreprises remettent donc leurs investissements à plus tard et dépensent beaucoup d’argent pour la conception de plans d’urgence et de stockage - des fonds qui pourraient être utilisés de manière plus productive." 

Et si le Royaume-Uni venait à sortir de l'Union européenne sans accord, il pourrait aussi voir ses accords de libre-échanges avec le Japon et le Canada compromis, car ils ont été paraphés par Bruxelles, conclut la Süddeutsche Zeitung. 

La Première ministre britannique Theresa May a souligné mardi devant les députés qu'elle avait "besoin de temps" pour discuter avec l'UE de modifications à l'accord de Brexit

L'éditorialiste de la Frankfurter Allgemeine Zeitung s'est pour sa part penché sur les propos du ministre britannique de la Défense qui a estimé que la sortie de l'UE offrait au Royaume-Uni "la meilleure opportunité depuis 50 ans de redéfinir son rôle militaire" sur la scène internationale. 
 

"Ce n'est pas un opposant qui parle ainsi mais un ministre conservateur dont le parti gouverne depuis 2010, et qui a réduit ses forces armées en Afghanistan", renchérit le quotidien de Frankfort, qui poursuit : "En quoi l'UE a-t-elle empêché le Royaume Uni d'étendre sa présence militaire ? Etrange. Le Royaume-Uni n'a pas besoin d'apprendre des autres pays en matière de dépenses militaires". 

La révolution iranienne, 40 ans après 

Sur son site, la Nordwest Zeitung décrit l'Iran comme "l'exemple typique d'une révolution qui a mangé ses enfants." Pour ce quotidien, les Mollahs déstabilisent toute la région avec leurs programmes balistiques et leur projet de vouloir détruire Israël.  

La Süddeutsche Zeitung, de son côté,  déplore une révolution qui n'a pas tenu ses promesses. A son retour d'exil, indique le journal, l'Ayatollah Rouhollah Khomeini a fait des promesses allant dans le sens de la démocratie, de la justice sociale ou encore de mettre fin à la corruption. "Mais cette révolution est devenue religieuse et islamiste", regrette le journal. 

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